k. a pleuré cet après-midi dans notre salon et on a pleuré avec lui.

K est venu se reposer hier soir chez nous. il avait dormi près d’un tram. pas dedans, pas dans la station. mais pas loin d’un tram. il n’avait pas dormi. pas mangé pendant 2 jours. il était fatigué. k. est irakien. il a de bonnes manières. il vient de la haute. on ne le reconnait pas sur la photo de son passeport. il a dû perdre 10 kilos. k. a passé deux ans, oui deux ans en finlande (t’as déjà vu le trajet irak/finlande ?). et on lui a refusé ses papiers deux fois. oui, deux fois. alors il est parti. k. a de l’argent en poche et ne comprend pas pourquoi il ne peut pas acheter ses papiers. k. a ses parents, malades en irak. k. a pleuré cet après-midi dans notre salon et on a pleuré avec lui.

Bravo les gars de la plateforme, votre engagement et votre enthousiasme sont communicatifs.  

Hier soir, nous avons accueilli deux migrants. Ca nous tenait à cœur depuis plus d’un mois, mais nous avons postposé pour plusieurs raisons:  l’impression qu’il y assez de personnes pour les aider, on est un peu débordés et la peur (de la tuberculose notamment), etc. 
Comme chaque jour, le groupe FB Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés Bruxelles donnait des infos très précises sur les moyens d’aider et en une demi-heure, Patrick était de retour avec S. (lybien) et N. (Egyptien). D’abord, réaction de crainte (ils toussent fort), et de surprise (un migrant en fuite avec un smartphone et des vêtements plutôt cool?) Ils sont allés saluer les enfants qui étaient déjà au lit. Charlie m’a dit “tu as vu, il y en avait qui n’avait pas de chaussure” (mai il les avait soigneusement rangées en bas). Et puis, on a discuté, surtout avec S. dont l’anglais est très bon. Son histoire m’a retournée. En 2013, son père s’est fait arrêter et depuis, ils n’ont plus aucune nouvelle. La maison a été confisquée. Il s’y est opposé et a reçu une balle dans la tête. Presqu’un an pour s’en remettre et il a dû abandonner ses études de médecine. Quand l’entrepôt familial de farine allait être confisqué par une milice, il s’y est opposé et a reçu une balle dans la jambe. La balle a transpercé sa jambe qui a dû être ouverte sur une longueur de 30 cm. Lucien et lui ont parlé cicatrice 😉  Il ne sait plus combien de temps a duré sa convalescence, mais il a compris qu’il ne pourrait plus vivre en Lybie. Arrivé en Belgique depuis 8 jours, il est super enthousiaste et convaincu que ça va aller. N. est plus discret, il a 20 ans et ne parle pas bien anglais. Nous ne connaissons pas grand chose de son histoire mais avons aimé voir ses yeux pétillants quand il évoquait l’Italie et son envie d’apprendre le français. Violette lui a fait un joli petit carnet pour apprendre. Ils sont partis ce dimanche vers midi, plein de reconnaissance et après nous avoir aidé à débarrasser et faire la vaisselle de manière très prévenante. 
Nous sommes émerveillés par le mouvement citoyen qui est né! Bravo les gars de la plateforme, votre engagement et votre enthousiasme sont communicatifs.  

Après avoir vu au Jt ce qui se passait à cet endroit, je le voyais de mes yeux!!!!

Un jour, cet été,en allant au boulot au centre ville, je suis passé avec le bus devant le parc maximilien.

Après avoir vu au Jt ce qui se passait à cet endroit, je le voyais de mes yeux!!!!

Après avoir chercher,lu plusieurs articles,j ai trouvé le groupe hébergement sur Facebook.

Après discussions avec mon conjoint nous avons décidé de sauté le pas.

Nous avons invité ce week-end !

Nous avions un peu peur,peur de l inconnu,peur de ne pas être à la hauteur,peur que notre nouveau né(né au mois de septembre)pleure la nuit et que notre invité ne puisse pas se reposer convenablement.

Et puis,nous sommes allés le chercher vendredi soir, il est arrivé à la maison,aussi stressé que nous,je pense!

On s était engagé pour une nuit et est finalement resté une de plus.

Nous avons partagé nos repas, nos soirées avec amis,nos expériences,nos rêves……..

Nous lui souhaitons d être heureux et d avoir une vie plus douce.

Merci à lui et «GOOD LUCK»

 Et donc: que la chance soit avec lui…

Avec ma fille de 25 ans, j’ai hébergé un jeune gars du lundi 18 au vendredi 22/9. Nous étions toutes deux indignées par la grande rafle annoncée pour le jeudi 21. Ca s’est super bien passé: H., grande asperge, parlait un anglais hésitant et souriait tout le temps. Heureux d’avoir le wi-fi. Tout ce que nous lui avons proposé convenait: thé le soir, café le matin, pain blanc, pain gris… Nous avions invité une amie le mardi soir et nous avons cuisiné du poisson ensemble, partagé une bouteille de cidre, un plateau de fromages, une salade de fruits. Durant la suite du séjour, il a continué à apprécier tout ce qu’on proposait (notamment le chocolat au lait praliné, mais pas que – il adore aussi le fromage de chèvre frais et l’omelette aux champignons). Il nous a au bout d’un temps montré des photos de sa famille, ses soeurs… Et nous l’avons donc reconduit le vendredi 22/9, après avoir vérifié qu’il n’y avait pas trop de flics en ville, inquiètes tout de même… Cependant, l’histoire n’était pas finie. Car jeudi passé 5/10, je suis retournée au Parc Maximilien pour un autre hébergement. Et qui passe devant moi: H., plus souriant que jamais, qui me présente son ami! J’étais très heureuse de le revoir. Je lui ai proposé de revenir loger à la maison mais il a décliné. Il voulait tenter sa “chance” très bientôt. “You decide!” lui avions-nous répété durant son séjour. Et donc: que la chance soit avec lui…

Questions cette après-midi de notre aîné “papa, tu as déjà voyagé clandestinement ? 

Après une petite pause,nous accueillons ce soir un Soudanais (très sympa, lui, à la différence de nos enfants ne nous trouve pas ´vieux ‘)

Soiree calme au coin du feu avec marrons chauds, thé avec 20 sucres, discussions, quelques rires, lecture,… rien de bien compliqué. 

Nous sommes cependant frappés: tous nos invités, et celui-ci ne déroge à la règle, dorment la lumière allumée: que s’est-il passé pour que l’on n’ose pas rêver (?) dans le noir.

Questions cette après-midi de notre aîné “papa, tu as déjà voyagé clandestinement ? Est-ce qu’il y a déjà eu des réfugiés dans ta famille ? ” L’occasion de se rappeler que ses grands-parents avaient fui en France pendant la guerre et que sa maman aussi l’a fuie.

PS. Merci pour le document du Cire, cela lui servira bien lundi.

C’est risqué..

Passer d’un concept presque abstrait : “les migrants du parc Maximilien” à des vies bien concrètes, des visages, des sourires, des espoirs, des goûts musicaux, des conversations, même si la connaissance de la langue n’y est pas… ça touche évidemment. C’est ça le risque, être touché au cœur..

On vient chercher “quelqu’un”, on ramène “un ami”.

Un étranger est un ami que tu ne connais pas encore.

 

 

 

 

 

“Happyyyy birthhhdayyyy to youuuuuu A. 🎉🎶”

Vendredi soir, Eric et moi avons offert un toit à S. et A. 

Contacts timides au début; mais deux gars sensibles, adorables et souriants. 

Le lendemain, on leur propose de rester une nuit de plus. 

J’en profite pour prendre leurs coordonnées au cas où (espérons que non) ils auraient un jour des soucis avec la police. 

A. me donne sa date de naissance et je me rends alors compte que ce vendredi, il vient d’avoir 17 ans! 

J’en parle à mon colloc et nous décidons donc de lui faire une petite surprise le lendemain 🙂 

Je file chercher un gâteau, des bougies, et le tour est joué. 

“Happyyyy birthhhdayyyy to youuuuuu A. 🎉🎶”

17 ans, la vie devant lui et des rêves plein la tête… 

On te souhaite le meilleur pour l’avenir, A. 😉👌